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Design·18 avril 2026

Choisir sa palette de marque : le guide complet.

Choisir sa palette de marque : le guide complet

Choisir les couleurs d'une marque en se basant uniquement sur "le bleu inspire confiance" ou "le rouge stimule l'appétit" mène souvent à des choix génériques, qui se fondent dans un marché déjà saturé de bleus corporate et de rouges de restauration. Voici comment aborder la question plus sérieusement.

La psychologie des couleurs est un point de départ, pas une règle

Il est vrai que certaines couleurs évoquent des associations culturelles larges, le vert et la nature, le bleu et la stabilité, le rouge et l'urgence ou l'énergie. Mais ces associations sont générales et largement partagées par la concurrence. Si tout le secteur bancaire utilise du bleu, en choisir un autre peut au contraire devenir un avantage de différenciation, à condition que le reste de l'identité reste cohérent avec ce choix.

Le contraste compte plus que la couleur elle-même

Une palette bien choisie mais mal contrastée reste illisible en pratique : texte gris clair sur fond blanc, logo qui disparaît sur certains fonds photo, boutons peu visibles. Le contraste entre les couleurs principales et secondaires détermine si votre identité reste lisible sur tous les supports : écran, impression, signalétique extérieure en plein soleil, pas seulement sur une maquette bien éclairée.

L'accessibilité n'est pas optionnelle

Une partie non négligeable de toute audience a une forme de déficience de perception des couleurs (le daltonisme touche par exemple une proportion significative des hommes). Une palette qui repose uniquement sur la différence de couleur pour distinguer deux éléments (un bouton "valider" vert et un bouton "annuler" rouge, par exemple) exclut une partie de vos visiteurs. Ajouter du contraste de forme ou de texte, en plus de la couleur, résout ce problème simplement.

Une palette de marque a besoin de hiérarchie, pas juste de jolies teintes

Une bonne palette n'est pas une liste de 5 couleurs qui vont bien ensemble, c'est une hiérarchie fonctionnelle : une couleur dominante (identité principale), une ou deux couleurs secondaires (accents, boutons d'action), et des couleurs neutres (textes, fonds). Sans cette hiérarchie, chaque support fait des choix différents et l'identité perd en cohérence, exactement comme un logo sans charte graphique.

Tester la palette en conditions réelles, pas seulement sur écran

Une couleur qui rend bien sur un écran calibré peut rendre très différemment en impression, sur un packaging brillant, sur une bâche extérieure exposée au soleil de Kinshasa, ou sur un panneau numérique portable. Avant de valider une palette définitivement, il est utile de la tester sur au moins un support physique réel, pas uniquement sur une maquette numérique.

Comment on procède chez ONDI

Le choix de palette n'intervient jamais isolément : il fait partie du travail de charte graphique complète, avec les typographies et les règles d'usage du logo, pensé pour rester cohérent sur tous vos supports print et digital. C'est le cœur de notre pôle ONDI Design.

Questions fréquentes

Combien de couleurs une palette de marque doit-elle contenir ?

En général 1 couleur dominante, 1 à 2 couleurs secondaires, et 2 à 3 neutres (blanc, gris, noir ou une variante) suffisent pour couvrir tous les usages sans complexité inutile.

Peut-on changer sa palette sans refaire tout le logo ?

Oui, c'est possible si le logo reste lisible et cohérent avec la nouvelle palette, cela dépend de la structure du logo existant.

Faut-il suivre les tendances couleur du moment ?

Non, une palette de marque doit durer plusieurs années, mieux vaut un choix intemporel et différenciant qu'une couleur à la mode qui datera vite.

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